L’USAP CGT AP-HP adresse en cette nouvelle année ses vœux de solidarité et de combativité à l’ensemble des agents de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris et à tous les personnels qui font vivre quotidiennement nos établissements.
Aujourd’hui, nos Hôpitaux sont en crise : les moyens sont insuffisants !
On y ferme des lits, des services, des structures et les personnels s’épuisent sous la charge de travail. Notre modèle de Santé publique est mis à mal par des politiques d’austérité qui sacrifient nos missions.
Les attaques incessantes de ce gouvernement contre les Fonctions Publique ont connu une intensification en 2025, elles constituent une offensive idéologique visant à affaiblir un pilier de la Solidarité Nationale.
L’année 2025 a également été marquée par une accélération militariste des mots d’ordre guerriers répétés en boucle par nos dirigeants, cherchant à nous faire croire comme inéluctable des budgets d’austérité pour pouvoir financer la militarisation.
En 2026, le budget de l’armée dépassera officiellement celui de l’Education nationale comme première dépense de l’état.
Le capitalisme, en crise à l’échelle mondiale, veut nous entraîner dans sa chute. La guerre est sa seule solution pour se régénérer.
Le début de l’année est également marqué par un impérialisme américain caractérisé par une volonté d’expansion sans retenue : Venezuela, Groenland…
La CGT, anti militariste depuis sa création, ne cessera de proclamer un message de Paix
Cette escalade guerrière, ainsi que l’explosion des budgets militaires ne sont pas la solution pour résoudre les conflits armés entre des pays. Au contraire, c’est prendre un risque dangereux et irréversible.
En 2026, la bataille continue pour nos Hôpitaux.
- Le budget des hôpitaux qui, s’il a été augmenté de 4 Mds, reste insuffi Si le budget reste en l’état, des milliers de lits risquent à nouveau de fermer. Nous exigeons la mise en place d’un dispositif de défaisance de la dette des hôpitaux et d’un collectif budgétaire pour augmenter leurs moyens dès 2026
- La tarification à l’acte (déjà catastrophique pour les hôpitaux) étendue au médico-social
- La taxation des mutuelles et complémentaires. Nous interpellerons les parlementaires car cela se traduira forcément par des augmentations de tarifs pour les salarié·es et les retraité·es
- Les pertes de salaires liées aux arrêts maladie…
Aujourd’hui, nous ne voulons pas seulement formuler des vœux, nous exigeons :
- Des conquêtes sociales pour répondre aux besoins criants de nos établissements, de nos métiers et de la population,
- La fin de l’ensemble des conflits armés, qui ne servent jamais que des intérêts politiques et économiques, et dont les peuples, partout dans le monde, paient toujours le prix le plus lourd
- Des budgets pour la Santé, pour les personnels hospitaliers, pas pour la guerre
La lutte collective demeure la seule voie pour conquérir des avancées sociales durables et pour imposer une autre politique de santé et de rémunération.
En 2026, construisons le rapport de forces dans l’unité, la mobilisation et la détermination. Sans moyens, sans salaires dignes et sans reconnaissance, il n’y aura ni Hôpitaux performants, ni Service Public de Santé digne de ce nom.