Agents de l’AP-HP, rassemblons-nous pour l’augmentation du point d’indice à 6 euros !
La prime d’attractivité territoriale ne fait décidément pas le compte face aux pertes colossales de salaire avec le gel du point d’indice et la flambée des prix en cours actuellement !
Ce n’est pas de primes dont nous avons besoin, c’est d’une augmentation générale des traitements !
C’est pourquoi il est nécessaire de mener tous ensemble la bataille pour la hausse du point d’indice à 6 euros. Cela représente une augmentation de 400 euros minimum pour les 70 000 agents de l’AP-HP, progressive en fonction du grade et de l’échelon.
Cette revendication doit devenir celle de tous les agents de l’AP-HP, quelle que soit la profession, le grade, l’indice. On a tous à y gagner !
Vendredi 1er Mai, face à ce gouvernement qui écrase les salaires et qui prépare la guerre, soyons nombreux dans la rue à manifester pour les salaires.
Nous plaçons au cœur de nos revendications la paix et l’augmentation générale des salaires !
Prime d’attractivité territoriale » :
Une loterie injuste qui divise encore en 2026
Comme chaque année depuis 2020, chacun dans les services de soins s’est demandé au mois de mars s’il allait percevoir ou non la « Prime d’attractivité territoriale » en 2026.
« Et pourquoi mon collègue la touche, et moi pas ? »
Avant de rentrer dans le détail, nous précisons que l’explication est longue car le gouvernement a pondu un décret particulièrement tordu.
Le décret n° 2020-65 du 30 janvier 2020 instaure le versement de la prime d’attractivité territoriale.
Un agent a ou non droit à cette prime suivant que son salaire est au-dessus ou en dessous du salaire médian de la fonction publique hospitalière, établi par un rapport du service de statistique du Ministère de la Santé (DREES) à 2431 euros dans son dernier rapport de 2023, soit 29172 euros annuels.
Sur 76 000 agents de l’AP-HP, seule une fraction d’entre nous ont perçu cette prime.
En 2020, c’était 9469 AS et AP, 2048 IDE, 188 MERM, 57 IBODE-IADE-Puer…
Un agent de l’AP-HP sur cinq seulement !
Les années d’après, encore moins d’agents l’ont touchée car le salaire médian de référence n’avait pas été évalué (il l’a été en juillet 2025).
En dessous de ce seuil, la prime est versée en totalité, 940 € brut, soit environ 800 € net. Entre 29172 euros et 29652 euros, la prime est diminuée de moitié, 470€ brut, soit environ 400 € net.
La prime ne concerne que les agents travaillant dans les établissements de la fonction publique hospitalière de Paris et des départements de petite couronne (92, 93, 94).
➔ En 2026, toujours rien pour nos collègues hospitaliers du reste de la France !
La prime ne concerne toujours que certaines professions : aides-soignants, auxiliaires de puériculture, infirmiers en soin généraux, IADE, IBODE, Manip radio, qu’ils soient titulaires, stagiaires ou contractuels, en poste depuis plus de 3 mois au 31 décembre.
➔ En 2026, toujours rien pour nos collègues administratifs, ouvriers, agents hospitaliers, socio-éducatifs, rééducateurs, alors que leurs salaires stagnent pendant toute leur carrière très en dessous du « salaire médian » dans leur grande majorité !
➔ Pour les IADE, les IBODE, les puéricultrices, la prime ne concerne pratiquement personne, vu que les salaires annuels sont mécaniquement au-dessus du « salaire médian »
La prime n’est pas versée en fonction du salaire réel, mais du salaire annuel ramené à une quotité de travail 100%
➔ Une collègue travaillant à temps partiel est éligible à la prime non pas en fonction du salaire qu’elle a réellement perçu, mais du salaire qu’elle aurait perçu si elle était à temps plein. Exemple : un salaire de 24 000 euros à 80% est en dessous du seuil mais l’agent ne touche pas la prime car son salaire est ramené à 30 000 euros qu’elle aurait touché si elle était à 100 %
Le travail de week-end et de nuit est pénalisé !
➔ A échelon équivalent, un agent travaillant nuits et week-ends peut dépasser le seuil fatidique et ne pas toucher la prime que percevra son collègue travaillant en semaine de 9h à 17h00.
En effet, à grade équivalent, un agent de jour travaillant + de 20 dimanches et jours fériés perçoit environ 1300 euros pour cela et un agent de nuit perçoit sur ses heures de nuit 25% de plus qu’un collègue travaillant de jour.
La pénibilité, qui détériore la santé, la vie sociale et familiale des agents, les pénalise pour recevoir la prime « d’attractivité ». Un comble !
Résultat la prime est incertaine, pénalise le travail de nuit ou de week-end, individualise les rémunérations et divise les équipes entre ceux qui ne la touchent pas et ceux qui la touchent : c’est d’ailleurs le but.
Une fumisterie bien tuyautée !
NB : Quant aux 4 Ministres signataires du décret en 2020 Edouard Philippe, Agnès Buzyn, Olivier Dussopt et Gérald Darmanin, ils ont engrangé un patrimoine solide qui les met à l’abri du besoin pour les prochaines décennies ! (Source HATVP)