Le service social craque, grève illimitée à compter du 8 septembre
À l’Hôpital Bichat-Claude-Bernard, les assistantes sociales des patients tirent la sonnette d’alarme.
Face à une dégradation persistante de leurs conditions de travail et à un sous-effectif devenu structurel, la CGT a déposé un préavis de grève illimitée à compter du 8 septembre 2026.
Aujourd’hui, le service compte 6 postes vacants, auxquels doivent s’ajouter 3 départs annoncés dans les prochaines semaines. Les professionnelles encore présentes doivent absorber des secteurs supplémentaires, assurer des remplacements multiples et parfois cumuler plusieurs missions.
Cette pénurie d’effectifs ne touche pas seulement les assistantes sociales. Elle a des conséquences concrètes pour tout l’hôpital : délais de prise en charge sociale rallongés, sorties d’hospitalisation plus difficiles à organiser, hospitalisations susceptibles d’être prolongées faute de solutions adaptées, tension accrue sur les lits et surcharge reportée sur les équipes médicales et soignantes.
Les professionnelles disent stop
Les assistantes sociales refusent que le fonctionnement du service continue de reposer sur leur épuisement, leur disponibilité personnelle et du travail supplémentaire non rémunéré.
Elles demandent notamment :
- Le recrutement rapide sur les 6 postes vacants et l’anticipation des 3 départs annoncés ;
- Une réévaluation des effectifs en fonction de la charge réelle de travail ;
- La fin des remplacements multiples et de la prise en charge prolongée de plusieurs secteurs ;
- La comptabilisation de tous les dépassements horaires ;
- La récupération ou la rémunération du temps de travail supplémentaire effectué ;
- Une compensation financière adaptée à la surcharge réellement assumée du fait du manque d’effectifs ;
- Des mesures immédiates de prévention des risques psychosociaux ;
- Une véritable politique d’attractivité et de fidélisation ;
- Des engagements concrets, chiffrés et datés de la direction.
Il n’est plus acceptable que les économies réalisées sur les postes vacants reposent sur l’épuisement des professionnelles et sur du travail non rémunéré.
Une pétition de soutien est également lancée afin de faire connaître largement cette situation et de renforcer le rapport de force.
La CGT Hôpital Bichat appelle la direction de l’AP-HP à apporter sans délai des réponses concrètes, chiffrées et durables.
Soutenir les assistantes sociales, c’est défendre les personnels, les patients et l’hôpital public.