Oui à la préservation du patrimoine historique, archéologique et environnemental de l’Hôtel-Dieu !

Communiqué de presse

Depuis cet été la CGT de l’Hôtel-Dieu alerte sur l’existence d’un véritable chantier de fouilles archéologiques à ciel ouvert sur le site de l’Hôtel-Dieu et demande que les surfaces des cours concernées (côté rue d’Arcole) soient reconnues comme un site archéologique (Voir Journal « Action Hospitalière USAP CGT – Eté 2026).

Le mercredi 23 septembre, le Maire de Paris Emmanuel Grégoire et la Ministre de la Culture Catherine Pégard, sont venus « en catimini » sur le chantier archéologique de l’Hôtel-Dieu, afin d’officialiser non seulement la présence de vestiges datant du IVème siècle après J.C. (colonnades ; murets en pierre ; …) mais surtout pour annoncer la « découverte exceptionnelle » d’un mur probablement d’origine gaulois (datation probable entre 200 et 10 avant J.C.). La Commission Territoriale de la Recherche Archéologique Centre-Nord avait auparavant officiellement validé le « caractère exceptionnel » de cette découverte.

Le Maire de Paris et l’actuelle Ministre de la Culture ont d’immédiat annoncé vouloir « démonter le mur pour le reconstruire dans un emplacement accessible aux parisiennes et parisiens », alors que les experts et responsables du patrimoine archéologique n’ont pas encore donné leurs conclusions sur la faisabilité d’une telle opération de démontage, très complexe et risquée pour la préservation de ces vestiges fragiles, probablement datant de plus de 2000 ans !

Cette visite a été organisée sans information ni rencontre des Personnels Hospitaliers du site et de leurs Représentants Syndicaux. Une fois de plus la direction de l’APHP se distingue par un manque de transparence et de concertation au sujet de son projet de restructuration de l’Hôtel-Dieu.

Derrière les annonces des responsables politiques, l’APHP reste silencieuse. Bien gênée par ces « découvertes exceptionnelles » : en effet, la vente de 22 000 m2 de surfaces de l’Hôtel-Dieu à NOVAXIA pour les transformer en commerces, tout en construisant deux nouveaux bâtiments dans ses cours, pourrait prendre l’eau ! Alors, faire démonter rapidement l’ensemble des vestiges du site arrangerait bien l’APHP pour continuer à avancer « billes en tête » sur le chantier de travaux et rassurer ainsi son « partenaire » privé, NOVAXIA.

Mais aujourd’hui, l’intérêt général est de défendre le patrimoine historique de l’Hôtel-Dieu, de la ville, des parisiens ! Face à ces nouvelles découvertes et pour protéger ce patrimoine archéologique, les surfaces des cours de l’Hôtel-Dieu rue d’Arcole doivent être reconnues comme un site archéologique à part entière et la totalité des vestiges dont le mur « gaulois » doivent être CONSERVÉS SUR PLACE ! L’Etat se doit de classer ce site au titre des « Monuments Historiques » !

ABANDON DU PROJET « NOUVEL HÔTEL-DIEU » DE L’APHP !

Nous en appelons aux associations de défense patrimoniales et à la communauté scientifique pour que le choix soit fait en toute responsabilité de CONSERVER SUR PLACE un tel patrimoine archéologique pour les parisiens et la Ville de Paris.

Nous interpelons les Elu-e-s de la Ville de Paris pour qu’une RÉUNION PUBLIQUE soit rapidement organisée sur le projet APHP/NOVAXIA en lien avec les découvertes archéologiques exceptionnelles mises au jour à l’Hôtel-Dieu par le chantier des fouilles archéologiques du site.

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