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Appel du comité général de L’USAP CGT

Le Comité Général de l’Union Syndicale CGT de l’APHP s’est réuni les 9 et 10 novembre 2023 à l’Hôpital Paul Brousse dans un contexte de montée des tensions guerrières à l’échelle internationale, au Proche Orient, en Ukraine, en Afrique, en Asie.

En France, le Gouvernement du capital injecte des sommes colossales à la politique de guerre alors même que nos services publics sont asphyxiés par le manque de moyens et d’investissements.

La loi de programmation militaire 2024-2030 attribue 413 milliards d’euros aux dépenses militaires passant, depuis 2017, d’un budget annuel des armées de 32 à 44 milliards d’euros avec, comme projection, 69 milliards en 2030 soit une augmentation de plus de 100 %.

Alors qu’il faudrait 30 milliards d’euros pour les besoins des hôpitaux publics dans le pays. ici

Nous assistons à la dégradation accélérée de nos services publics et particulièrement de l’Hôpital public soumis à un étranglement financier. Des milliers de lits sont fermés à l’APHP faute de personnel, la situation dans les services d’urgence ne cesse de se dégrader. Les hôpitaux gériatriques sont sacrifiés pour faire la place aux EHPAD lucratifs. L’augmentation de la mortalité infantile est un signe très inquiétant de l’état de délabrement de notre système de santé. Pas un service, pas un hôpital, pas une profession ne sont épargnés par cette casse !

Le plus grand CHU de France l’APHP est menacé par les projets et les plans d’économies qui ne font que l’affaiblir, le fragiliser.

La Direction Générale de connivence avec l’ARS poursuit et organise les suppressions de postes de fonctionnaires et la fuite des professionnels.

Il nous faut agir pour stopper les projets de fermetures ou de démantèlement d’établissements tels que les hôpitaux publics de proximité : Bichat/Beaujon, Jean Verdier, Hôtel Dieu, Raymond Poincaré, Broca.

Nous appelons tous les agents de l’APHP et les usagers à agir pour la sauvegarde de l’offre de soins publique de l’APHP et pour le maintien du statut particulier de l’APHP (appels à la grève, manifestations, « envahissement » des IRP, appels à s’inscrire au comité de défense APHP, …).

Le Gouvernement et l’Assemblée Nationale viennent d’imposer sans débat au terme d’un 16ème « 49-3 » un budget de régression pour la Sécurité Sociale avec un Objectif National de Dépenses d’Assurance Maladie (ONDAM) à 3,2%. Ce budget annonce encore plus de fermetures de lits, de services et d’hôpitaux et de nouvelles suppressions de postes. Il faut stopper les exonérations des cotisations sociales patronales qui sont passées de 26 à 74 milliards d’euros.

Le Gouvernement épaulé par l’extrême droite entame un vrai tournant, celui de la chasse aux arrêts maladies, celui de la baisse des prestations sociales pour l’ensemble des travailleurs. Renoncer aux droits de la Sécurité sociale c’est abandonner sa population.

Comment peut-on faire disparaître l’AME et les prestations d’allocations familiales dans un contexte d’inflation, de montée du chômage ? ces choix politiques, ne sont pas admissibles !

Ce Gouvernement désigne les « fraudeurs » aux arrêts maladie et les étrangers qui bénéficient de soins gratuits comme les grands responsables de la dégradation de notre système de santé. Nous refusons cette politique de division des travailleurs. Nous refusons l’organisation de la régression sociale !

Combien de postes de professeurs, d’ouvriers, de techniciens, d’administratifs et de soignants ? Combien d’écoles, de lycées, d’hôpitaux, de centres de santé seraient financés en France avec 413 milliards d’euros ?

L’argent existe, il suffit d’une volonté politique pour répartir les richesses et abonder aux revendications des travailleurs de l’APHP :

  • L’augmentation du point d’indice à 6 euros,
  • L’intégration des primes dans le traitement de base,
  • La création d’un véritable 13ème mois statutaire,
  • Un déroulement de carrière linéaire permettant le doublement de la rémunération,
  • L’augmentation de 10% des pensions retraite et rétablissement de la péréquation pour l’augmentation des pensions FPH,
  • L’embauche massive de professionnels toutes catégories confondues dans tous les services,
  • Retour à la catégorie active,
  • L’accès aux concours pour tous les professionnels hospitaliers tous les ans,
  • L’accès à la formation professionnelle pour tous et la réouverture de toutes les écoles (120 métiers),
  • Le financement de toutes les promotions professionnelles,
  • La titularisation des 10 000 CDD à l’AP-HP,
  • L’arrêt des privatisations et externalisations des services administratifs, techniques et logistiques,
  • La retraite à 55 ans pour les catégories actives, à 60 ans pour tous et 50 ans pour les équipes de nuit,
  • La réduction du temps de travail à 32 heures de jour et 30 heures de nuit,
  • Le maintien des congés annuels et des congés bonifiés,
  • Maintien de la CNRACL, des œuvres sociales, des crèches, des centres de loisirs,
  • L’accès aux logements.

Les militants hospitaliers de l’USAP CGT réunis en Comité général rejettent la politique gouvernementale de « l’effort de guerre ».

L’argent doit aller à la vie, aux services publics, et non à la mort, à l’augmentation du budget militaire, à la course aux armements et à la guerre.

Avec la CGT, ensemble, partout, faisons-nous entendre pour gagner les luttes ce jeudi 16 novembre 2023 !

BATTONS-NOUS, POUR LA PAIX, NOS LIBERTÉS ET NOS REVENDICATIONS !

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