Chasse au couvre-chef On ne lâche rien !

Nous étions vendredi 13 février 2026 devant l’Hôpital Tenon en soutien aux collègues de cet établissement victimes d’une direction autoritaire s’attaquant aux personnels féminins « racisées » portant un calot sur la tête en dehors des blocs. Cette répression aveugle va même jusqu’à ne pas respecter une décision de la médecine du travail validant pourtant pour une agente CDD le port d’un couvre-chef pour raison médicale, celle-ci s’est vu signifier son non renouvellement de contrat pour port du calot.

L’USAP CGT AP-HP était présente aux côtés des collègues, organisations syndicales, associations, élus et partis politiques pour soutenir les victimes de cette répression islamophobe à l’heure où la Direction Général cherche à discipliner les agents par une multiplication des procédures disciplinaires.

Pour l’USAP CGT AP-HP, cette situation soulève de sérieuses interrogations quant à l’interprétation et à l’application du principe de laïcité au sein de l’AP-HP.

Désormais, au nom de la laïcité, tout port de calot en dehors des blocs est considéré comme un signe religieux « par destination ». Mot d’ordre visiblement passé au sein de l’institution, tant les cas se multiplient dans l’ensemble dans nos établissements, aboutissant à des sanctions disproportionnées.

Notre organisation syndicale est profondément attachée à la laïcité et à la neutralité des services publics. Nous ne nous serions pas impliqués dans ce combat si les revendications n’allaient pas en ce sens.

Nous demandons que toutes les procédures disciplinaires respectent strictement le droit, le principe de proportionnalité et l’égalité de traitements entre les agents.

L’USAP CGT AP-HP reste mobilisée pour la défense des droits des personnels et veille au respect des valeurs du service public hospitalier.

Présente également devant Tenon, Madjouline, infirmière de la Pitié-Salpêtrière, révoquée par l’AP-HP, officiellement pour « désobéissance », mais dans les faits pour port du calot en dehors des blocs. Suite à la décision du Tribunal Administratif ordonnant sa réintégration, l’AP-HP a décidé de sa mise à pied pour une durée de 8 mois. L’avocat de Madjouline a déposé un recours à cette condamnation. Le jugement aura lieu au Tribunal Administratif de Paris le 17 février 2026.

Rassemblement en soutien à Madjouline

Mardi 17 février à 13h, Tribunal Administratif de Paris

Angle de la rue du Jouy et de la rue des Nonnains d’Hyères

(Métro : Hôtel de Ville ou Pont Marie)

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