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Cosem le braquage !

La santé n’est pas une marchandise !

Le 9 mai 2023, le Parquet a ouvert une enquête sur la gestion financière du groupe COSEM (Comité des Œuvres Sociales et Médicales, association fondée en 1945) par son directeur Daniel DIMERMANAS suite aux révélations de la CGT et de salariés lanceurs d’alerte. Il est question de harcèlement moral, de suspicion de fraude, de prise illégale d’intérêt et d’escroquerie à la Sécurité Sociale.

Outre les notes de frais exorbitantes du Directeur et de sa femme rémunérée 12 000 euros par mois comprenant caviar, palaces, restaurant haut de gamme et voitures de luxe pour un montant de 285 000 euros sur une année, on parle d’un détournement de 28 à 35 millions d’euros.

Ce montant correspond au salaire annuel de 800 agents de l’AP-HP… 8 siècles de salaire !

La famille s’est emparée en quelques années des immeubles du COSEM par des manœuvres financières habiles. Cela n’est pas un fait isolé. Le 9 Janvier 2023, le PDG du Groupe AVEC, Bernard BENSAID, a été interpellé pour prise illégale d’intérêt et suspicion de détournement de fonds publics dans le cadre de la reprise du Groupe Hospitalier Mutualiste de Grenoble. Il est ressorti libre après avoir versé une caution d’un million d’euros.

Le Groupe AVEC (ex DOCTEGESTIO) rachète à tour de bras des structures associatives en difficulté du secteur sanitaire, social et médico-social qu’il transforme en « machine à cash » au détriment des usagers et des salariés dont il détruit les conditions de travail. La veille de son arrestation, le PDG du Groupe AVEC déjeunait avec le DG du COSEM…

Le livre « les Fossoyeurs » l’an dernier a fait connaitre les pratiques crapuleuses employées par ORPEA sur le dos des personnes âgées et des salariés : maltraitance institutionnelle, bas salaires, répression et surveillance des salariés…

Tout est bon quand il s’agit de faire beaucoup de fric !

Les Centres de santé gérés par des hommes d’argent, cela donne aussi le scandale de Dentaxia et de Proxidentaire, où les patients sont mal soignés, mutilés et escroqués.

Loin d’être des « faits divers », ces affaires qui sortent sont l’aspect caché de la démolition de notre système de santé : la santé est malade du profit.

La santé malade du profit

L’Hôpital Public, la Santé, la Sécurité Sociale représentent pour les groupes capitalistes un gigantesque magot dont ils sont en train de s’emparer… Il faut leur barrer la route !

C’est l’argent de NOS cotisations sociales, pour NOTRE santé, à nous, les travailleurs.

La direction de l’AP-HP participe depuis des années à cette politique de privatisation sournoise de la santé. Ainsi, parmi d’autres exemples :

En 2019, l’AP-HP a noué plusieurs partenariats entre le COSEM et les établissements de Saint Louis et Tenon

En 2020, l’AP-HP a signé avec le COSEM un accord de partenariat pour soi-disant « désengorger les urgences ». Le projet qui prévoyait d’installer des structures privées au sein même de nos urgences devait se déployer sur HEGP, Lariboisière, Necker, Béclère, Bicêtre, Tenon. Il a capoté un peu partout un an plus tard.

En 2021, l’Hôpital Charles RICHET-Adélaïde HAUTVAL a fermé. Sur le terrain aujourd’hui vendu une bouchée de pain par l’AP-HP, il y a aujourd’hui un EHPAD privé exploité par ARPAVIE, filiale de la Caisse des Dépôt (une association philanthropique bien connue)

Depuis 2022, la « start-up » à but lucratif Noé Santé s’implante (pour 960 000 euros minimum) dans nos services en lieu et place des assistantes sociales de l’AP-HP et transforme la relation d’aide avec le patient en transaction commerciale.

La logique du privé, c’est la rentabilité capitaliste : c’est incompatible avec le service public et l’intérêt des malades.

L’AP-HP ne doit pas être la vache à lait des groupes de santé privés !

La CGT revendique une Sécurité Sociale intégrale et un système de santé 100% public !

L’AP-HP doit être scrupuleuse et regardante sur l’intégrité des partenariats.

  • Quelles précautions ont été prises par l’institution pour garantir l’intégrité de l’AP-HP dans ces partenariats ?

 

Nous sommes en droit de connaître les implications et l’impact pour l’AP-HP de ces malversations faites au sein du COSEM.

  • Quelles pourraient être les retombées et les conséquences financières et judiciaires de cette gestion ?
  • Quelles répercussions sur le parcours de soins et la prise en charge des patients en cas de liquidation du COSEM ?

 

L’USAP CGT demande à son Directeur Général de faire la transparence sur le dossier COSEM comme sur l’ensemble des partenariats noués avec des entreprises privées.

La Sécu, c’est l’argent des travailleurs : Bas les pattes aux spéculateurs !

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