Des faits graves se sont déroulés le 8 février 2026 au sein du service des urgences de l’hôpital Avicenne à Bobigny.
Une aide-soignante en poste a fait l’objet de pressions répétées afin qu’elle décline son identité civile et présente une pièce d’identité personnelle, alors même qu’elle exerçait strictement ses missions professionnelles et qu’aucune infraction ne lui était reprochée.
Selon les éléments recueillis, une personne se présentant comme officier de police judiciaire a exigé la présentation d’un document d’identité, indiquant qu’un refus pourrait entraîner une mesure de garde à vue. Par la suite, plusieurs fonctionnaires de police se sont présentés dans le service afin de réclamer son identité.
Face à ces pressions et aux menaces d’interpellation, les collègues présents se sont rassemblés pour soutenir leur collègue et rappeler le cadre légal d’exercice des professionnels hospitaliers.
À ce jour, nous constatons l’absence totale de communication de la direction générale sur ces faits, alors même qu’ils ont profondément marqué les équipes et créé un climat d’inquiétude.
Les professionnels hospitaliers doivent pouvoir exercer leurs missions dans un cadre protecteur, respectueux de leurs droits et de leur dignité.
Nous demandons :
▪ L’ouverture immédiate d’une enquête administrative interne.
▪ Des clarifications sur le cadre d’intervention des forces de l’ordre au sein des services hospitaliers.
▪ Des garanties formelles pour que de tels faits ne puissent se reproduire.