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Face au gouvernement et aux patrons, faisons monter la pression !

TOUS EN GREVE LE MARDI 7 FEVRIER ET LE SAMEDI 11 FEVRIER

► CONTRE LA REFORME SUR LES RETRAITES

► CONTRE LA DEGRADATION DES CONDITIONS DE TRAVAIL

► POUR L’AUGMENTATION DES SALAIRES

Les deux journées de grèves du 19 et 31 janvier ont été une réussite. Beaucoup de mobilisations ont eu lieu dans toute la France. Plus de 2, 5 millions de travailleurs du public et du privé se sont mobilisés par la grève et/ ou manifesté sur l’ensemble du territoire. D’après les préfectures, soit les chiffres les plus bas, partout il y a eu plus de manifestants.

À Paris, il y avait selon l87 000 manifestants au lieu de 80 000 le 19 janvier. À Marseille, 40 000 manifestants au lieu de 26 000 le 19 janvier. La jauge est également montée d’un cran à Nantes, avec 28 000 personnes dans le cortège contre 25 000 la fois précédente ; à Montpellier, 25 000 contre 10 000, à Bordeaux 75 000 contre 16 500, et 80 000 à Toulouse contre 34 000. Les médias répètent en boucle qu’il y avait moins de grévistes dans la Fonction publique, mais vu la grosseur des mobilisations, cela veut dire beaucoup, beaucoup plus de travailleurs du privé dans les manifestations. Et quand les travailleurs du privé se mettent en grève, cela touche directement les caisses des patrons. Là est notre force à tous, nous les travailleurs.

Le message est clair : les travailleurs du public et du privé ne veulent pas de cette réforme. La réforme des retraites, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Ras le bol de toutes les attaques que nous subissons, que cela soit sur nos conditions de travail et sur les salaires. Hors de question que, encore plus, la vie ce soit « métro, boulot, caveau ».

A l’hôpital, les conditions de travail se détériorent quotidiennement Aucun service n’est épargné par le sous-effectif, la preuve dans bon nombre de services, l’ensemble des équipes grévistes étaient toutes assignées pour la grève du 31 janvier. Dans bien des services de soins, il faut régulièrement réadapter les effectifs sur les différentes salles d’hospitalisation car nous ne sommes pas assez pour assurer tous les postes. Dans ces services, cela ne tient qu‘avec les collègues intérimaires et les heures supplémentaires. Dans les autres services, les collègues partis ne sont pas tout de suite remplacés, ou pas remplacés du tout. Le manque de bras, ça suffit !

Les salaires doivent suivre l’augmentation des prix !

Malgré la flambée des prix (plus de 12 % pour les produits alimentaires), les augmentations salariales dépassent rarement les 4 % en moyenne dans les entreprises privés et 3,5 % dans la Fonction publique. Les prix explosent, tandis que nos salaires restent au plancher. Comment ne pas être écœuré quand on voit, dans le même temps, les profits crever les plafonds ? Les salaires de tous, que l’on soit dans le public ou dans le privé, doivent en permanence suivre l’augmentation des prix. Il ne doit pas y avoir un salaire en dessous de 2 000 euros nets par mois. Il faut imposer que les salaires augmentent d’au moins 400 ou 500 euros par mois.

Avec la réforme des retraites nous sommes tous attaqués : notre force c’est notre unité

Personne n’est épargné par cette réforme. Notre force, c’est notre unité face à cette attaque. Nous pouvons faire entendre notre colère d’une seule et même voix, que l’on soit fonctionnaire à l’hôpital, en CDD, dans les entreprises privées comme à la sécurité antimalveillance, à Challancin, à Novasol etc.

Dans cette réforme, les femmes sont encore plus pénalisées (80% de femmes à l’hôpital). En effet, les femmes ayant des enfants gagnent jusqu’à présent des trimestres de cotisations, donc elles obtiennent plus rapidement leurs annuités complètes. Mais demain, si la réforme passe, même si tu as tes annuités tu devras travailler jusqu’à 64 ans.

Et de l’argent, il y en a !! :

  • Le gouvernement a donné 200 milliards aux entreprises pendant le covid.
  • Le plan de relance, c’est 100 milliards de plus pour les patrons
  • Et chaque année il y a des exonérations de cotisations patronales à hauteur de 160 milliards.
  • Le gouvernement vient d’augmenter le budget militaire de 100 milliards sur 7 ans, soit 413 milliards
  • Et les entreprises du CAC 40 se sont versé 80 milliards de dividendes au titre de l’année 2022.

Oui, nous sommes en capacité de faire reculer le gouvernement ! On le sait tous, il ne suffira pas de deux mobilisations. C’est un mouvement qui doit s’amplifier, grossir, cela doit devenir l’affaire de tous, nous devons tous être un militant de la grève et des manifestations, que l’on soit syndiqué ou non. Pour rappel, il faut se déclarer gréviste auprès de son encadrement et celui-ci doit faire remonter l’information à la direction de l’hôpital.

Si on est gréviste, la retenue sur salaire est proportionnelle à la durée de l’absence :

  • Pour une journée de grève (à temps plein) : 1/30ème du traitement mensuel brut
  • Pour une demi-journée de grève : 1/60ème du traitement mensuel brut
  • Pour une heure de grève ; 1/234ème du traitement brut CF la lettre-circulaire DH/FH1 96-4642 du 12 janvier 1996 relative aux modalités de retenues sur les rémunérations pour service non fait des agents de la fonction publique hospitalière.
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Soit on est gréviste assigné Dans ce cas-là tu es en poste et tu es payé, pour assurer un service minimum et seulement le service minimum !!!!

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