LES PATIENTS TRINQUENT À LA SANTÉ DU PAPE ! Hôpital Hôtel-Dieu

Le 25 septembre 2026, le pape Léon XIV doit se rendre à Notre-Dame.

Pour assurer la sécurité de cet événement, il serait demandé à la direction de l’Hôtel-Dieu d’annuler des rendez-vous de patients et de réduire fortement l’activité de l’hôpital.

Mais qui va en subir les conséquences ?

  • Les patients, qui doivent déjà attendre parfois des semaines, voire des mois, pour obtenir une consultation ou un examen.
  • Les patients dont l’état nécessite un suivi régulier, et pour lesquels reporter un rendez-vous n’est pas nécessairement anodin.
  • Les personnels hospitaliers, que la direction cherche à contraindre à assumer cette fermeture qui leur est imposée.

Un patient n'est pas un simple rendez-vous à annuler !

Dans un contexte où l’hôpital public manque de moyens et où l’accès aux soins devient de plus en plus difficile, chaque rendez-vous compte.

Que deviennent les patients dont les examens sont urgents ?

Que deviennent ceux qui attendent depuis des semaines leur consultation ?

Qui prendra en charge les conséquences des reports ?

Et pourquoi faudrait-il faire payer aux patients et aux personnels les conséquences d’un événement qui ne relève pas de leur activité professionnelle ?

Et les personnels dans tout ça ?

  1. Les agents de l’Hôtel-Dieu n’ont pas demandé la fermeture de leur service.
  2. Ils n’ont pas choisi la date de la visite du pape.
  3. Ils n’ont pas à être pénalisés par une journée de congé imposé pour une décision qui relève de l’organisation de l’établissement.
  4. Ils n’ont pas à être obligé d’aller travailler dans un autre établissement.
  5. Ils n’ont pas à être obligé de faire des heures supplémentaires pour compenser cette journée imposée par la direction.

Les agents doivent-ils devenir la variable d’ajustement d’un événement extérieur à l’hôpital ?

Nous refusons que les personnels soient mis sous pression pour poser leurs congés, faire des heures supplémentaires ou d’aller travailler sur un autre établissement afin de satisfaire une fermeture imposée par la direction.

La sécurité, oui. La casse du service public, non !

Nous ne contestons évidemment pas les impératifs de sécurité liés à la venue d’une personnalité protégée, mais la sécurité ne doit pas servir de prétexte à faire passer les patients et les personnels après tout le reste.

Des solutions doivent être recherchées pour garantir :

  • La continuité et la sécurité des soins ;
  • La prise en charge des situations urgentes ;
  • Le maintien des examens indispensables ;
  • L’information et la prise en charge des patients dont les rendez-vous seraient annulés ;
  • Le respect des droits des personnels ;
  • Et surtout, que les agents ne seront pas contraints par la direction de compenser une fermeture dont ils ne sont pas responsables.

Un homme justifie-t-il la fermeture d'une partie de l'hôpital ?

Le pape doit pouvoir venir à Notre-Dame en toute sécurité, les patients doivent pouvoir se faire soigner et les personnels doivent pouvoir travailler sans contrainte, ni pression.

NOUS DEMANDONS À LA DIRECTION :

  • La transparence sur les mesures réellement envisagées le 25 septembre.
  • Le maintien de toutes les activités de soins.
  • Des solutions rapide pour les patients dont les rendez-vous seraient annulés.
  • La garantie qu’aucun patient ne sera laissé sans solution pour un examen ou une consultation indispensable.
  • Le respect des droits des personnels et l’abandon de toute pression visant à leur imposer une journée de congé, des heures supplémentaires ou d’aller travailler sur un autre établissement

L’hôpital public est là pour soigner, pas pour devenir une variable d’ajustement !

Patients et personnels : même combat !

 

Nous voulons un hôpital ouvert, des soins garantis et des droits respectés !

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