Infirmier.ère.s de l’AP-HP, refusons d’être les boucs émissaires
Vaccins, examens biologiques, radiographies, dispositifs médicaux, antalgiques, pansements, matériel de perfusion… Toujours plus d’actes à prescrire mais aucun effectif supplémentaire, aucune formation suffisante pour les IDE déjà diplômé·e·s ni aucune revalorisation salariale.
À l’AP-HP, dans des services déjà saturés, c’est plus de pression, plus d’erreurs possibles, plus de risques. Et notamment des risques juridiques majeurs pour les IDE, qui en prescrivant à la place du médecin, deviennent possiblement responsables :
- D’un retard de diagnostic
- D’une complication
- D’une « perte de chance »
Et ces prises de risques pourront finir par déboucher sur de potentielles sanctions :
- Disciplinaire, par l’employeur
- Ordinales, par l’ordre infirmier
- Pénales, si poursuites judicaires
- Civiles, par responsabilité personnelle
Les IDE deviendront les fusibles du système !
Ce glissement de tache organisé tant à cacher l’austérité plutôt que de former des médecins, améliorer leurs conditions de travail et créer des postes supplémentaires. Par ce biais, l’État décide de déléguer une charge supplémentaire aux IDE et cela sans reconnaissance ni protection aucune.
Cela n’est pas une réelle montée en compétences, mais tout bonnement un transfert de charge, imposé sans scrupule.
LA CGT refuse cette mascarade et revendique
- Une revalorisation salariale juste et immédiate,
- Des effectifs supplémentaires,
- Une formation complète et financée,
- Une protection juridique renforcée,
- Une délimitation claire des responsabilités,
- Une véritable concertation avec les personnels concernés