Lettre au Ministre de l’Intérieur Monsieur Laurent Nunez suite aux faits graves survenus au service des urgences de l’hôpital Avicenne à Bobigny

OBJET : Evènements inquiétants au sein du service des urgences de l’hôpital Avicenne à Bobigny.

Monsieur le Ministre,

Je me permets de vous saisir à la suite de faits particulièrement préoccupants survenus le 8 février 2026 au sein du service des urgences de l’hôpital Avicenne à Bobigny.

Une aide-soignante en exercice a fait l’objet de menaces de garde à vue, d’intimidations verbales répétées et de pressions visant à obtenir son identité civile, alors même qu’aucune infraction ne lui était reprochée et qu’elle exerçait strictement ses missions professionnelles.

La situation s’est aggravée lorsqu’une patiente, se présentant comme officier de police judiciaire, a exigé la présentation d’une pièce d’identité personnelle et affirmé que la collègue encourait une garde à vue en cas de refus. Peu après, plusieurs fonctionnaires de police se sont présentés au sein du service afin de réclamer son identité.

Ces faits ont profondément choqué les équipes soignantes. Les urgences hospitalières sont des lieux d’extrême tension où les professionnels assurent la continuité du service public dans des conditions déjà difficiles. Ils ne peuvent devenir des espaces d’intimidation ou de pression à l’encontre d’agents en service.

Il ne s’agit nullement de remettre en cause l’action légitime des forces de l’ordre, mais de garantir que l’exercice des prérogatives de puissance publique respecte strictement le cadre légal et la dignité des personnels hospitaliers.

Au regard de la gravité des faits et du trouble qu’ils ont suscité, nous sollicitons :

▪ L’ouverture d’une enquête administrative afin de vérifier les conditions d’intervention des agents concernés ;

▪ Votre déplacement au sein du service des urgences de l’hôpital Avicenne afin de rencontrer personnellement les équipes et d’apaiser une situation qui fragilise la confiance entre institutions.

Il est essentiel que les soignants puissent exercer leurs missions dans un climat de sérénité et de protection institutionnelle.

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma considération distinguée.

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