Le Préfet de Paris, en décembre 2025, a validé la modification du « Plan local d’Urbanisme (PLU) » pourtant adopté par le Conseil de Paris en novembre 2024. Ce PLU classait la parcelle où se tient l’Hôpital Hôtel-Dieu « d’utilité publique et à vocation hospitalière ».
En faisant cela, le Préfet s’est plié à la demande de l’AP-HP et de NOVAXIA de mise en compatibilité du PLU.
Vendredi 17 avril 2026, au premier Conseil de Surveillance de l’AP-HP présidé par le nouveau Maire de Paris, Emmanuel Grégoire, l’AP-HP confirme l’investissement pour ce « projet nouvel Hôtel-Dieu ».
Le 6 mars 2026, un permis de construire a été délivré pour la partie travaux chantier rue d’Arcole (fouilles archéologiques) avec un recours possible jusqu’au 12 mai 2026. Par ailleurs, l’instruction du permis de construire pour la partie du « projet parvis NOVAXIA » est en cours.
L’AP-HP pourrait désormais céder 40% de la surface de l’Hôpital Hôtel-Dieu à la société Novaxia. La signature d’un bail de 80 ans avec Novaxia permettrait certes à l’AP-HP d’empocher 144 millions d’euros… mais cela au prix de la disparition d’un Hôpital emblématique de la Santé pour la population de Paris.
Voilà la seule ambition du devenir de locaux hospitaliers pour l’AP-HP. Un acte de trahison des Valeurs Hospitalières et de Service Public, une vision à mille lieues des besoins réels de la population et des personnels.
Derrière ce vernis séduisant – boutiques chics, terrasses, open space, start-up, restaurants gastronomique… – se cache un projet qui fragilise l’accès aux soins, en plein cœur de Paris.
Aujourd’hui ce qui fait défaut à Paris et dans les 9 premiers arrondissements, ce sont les espaces d’accueil de diagnostic, de prise en charge pluridisciplinaire, de santé mentale, d’urgences, de prévention etc… ainsi que des logements pour les personnels hospitaliers, afin qu’ils puissent continuer à vivre près de leur lieu de travail et garantir la continuité du Service Public.
L’AP-HP ne peut sacrifier notre bien commun à des seules fins commerciales contre l’intérêt de la population.
Les parisiens et les touristes n’ont pas besoin de ce projet commercial NOVAXIA, mais d’une possibilité de prise en charge hospitalière rapide en cas de besoin. Les urgences et hôpitaux parisiens sont déjà saturés, céder la moitié des surfaces d’un Hôpital au nom du profit ne ferait qu’aggraver la situation.
Depuis le début, les projets et décisions se font bien loin des instances représentatives des personnels et usagers montrant là tout mépris qu’à notre institution pour les patients dont elle a la charge, mais également pour les élu-e-s du personnel que nous sommes
Un manque de démocratie inacceptable !
La CGT réaffirme que l’intégralité des surfaces de l’Hôtel-Dieu doit rester dédiée à une Vocation Hospitalière pleine et entière. Pas un mètre carré ne doit échapper à sa mission de Service Public !
L’Hôtel-Dieu a besoin d’un projet médical ambitieux réalisé en concertation avec les professionnels, les citoyens et la Ville, pour rester l’établissement de Santé qu’il est et restera.
La CGT en appelle à la responsabilité de tous, face aux projets qui menacent l’avenir de l’établissement, la lutte continue et doit s’amplifier pour le maintien de l’Hôtel-Dieu, Hôpital à 100% et pour un Service Public hospitalier renforcé !