Pour la défense de l’Hôpital public
Le Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale (PLFSS) sera mis au débat du Parlement à l’automne 2026. Dans la droite ligne des budgets austéritaires de ces dernières années, il est d’ores et déjà annoncé de nouvelles coupes budgétaires sur le PLFSS 2027.
Le budget de la Sécurité Sociale, financé en grande partie par les cotisations sociales des travailleurs, permet notamment de :
- Payer les pensions de retraite,
- Rembourser les soins et les médicaments,
- Indemniser les accidents du travail et les maladies professionnelles,
- Prendre en charge le handicap, accompagner la perte d’autonomie…
L’Hôpital public est directement concerné par les choix faits sur le financement de la Sécurité Sociale.
En France, L’Hôpital public est financé principalement par l’Assurance Maladie (la Sécurité sociale), qui prend en charge environ 93 % des dépenses de soins hospitaliers.
Autrement dit : défendre la Sécurité sociale, c’est défendre directement nos Hôpitaux publics, nos services, nos emplois et la possibilité pour toutes et tous d’être soignés. Quand on nous parle de « faire des économies » sur la Sécurité sociale, posons-nous la question : où ces économies seront-elles faites ?
Les conséquences directes de ces économies sur nos Hôpitaux sont :
- Moins de personnel,
- Moins de lits et de capacités d’accueil,
- Des conditions de travail encore plus dégradées,
- Des délais de prise en charge qui s’allongent,
- Un accès aux soins toujours plus inégal.
Celles et ceux qui ont les moyens pourront toujours se tourner vers le secteur privé et payer des dépassements, des assurances ou des soins supplémentaires.
Mais pour les autres ?
C’est l’accès aux soins qui recule !
C’est pourquoi nous refusons une société où la qualité des soins dépend de la taille du portefeuille.
La Sécurité sociale est notre bien commun. Elle permet à chacun, quels que soient ses revenus, son métier ou son âge, de bénéficier d’une protection collective.
L’USAP CGT exige :
- Un financement 2027 fondé sur les besoins réels de la population,
- Des créations massives d’emplois qualifiés et pérennes,
- Une revalorisation immédiate des salaires et des classifications,
- L’arrêt des fermetures de lits, de services et de structures,
- Déblocage immédiat de 1,1 milliard de budget mis en réserve dans le périmètre du ministère de la Santé
- Réattribution immédiate des 6 milliards pris à la Sécurité sociale pour renforcer le budget de guerre (4 milliards au mois de décembre 2025 et 2 milliards au mois de mai 2026)
- Arrêt de la taxe sur les salaires dans les établissements de la Fonction Publique (6 milliards)
- Augmentation de 10 % pour l’ONDAM 2027 (Objectif National de Dépenses d’Assurance Maladie)
- Arrêt des exonérations de cotisations sociales aux entreprises (70 milliards)
- Ouverture d’un débat public dans le cadre des élections présidentielles sur les moyens à mettre en