12 heures de garde à vue pour une agente de Jean Verdier.
Vendredi 6 mars 2026, en début de soirée, un détenu est amené par la police pour une consultation aux urgences de l’Hôpital Jean Verdier de Bondy.
Une heure après sa sortie, les mêmes policiers reviennent pour remettre à l’infirmière ayant pris en charge ce patient une convocation au commissariat de Rosny-sous-Bois pour une « audition libre ».
Le lendemain matin, après sa nuit de travail, l’infirmière se rend donc, sans avoir dormi, au commissariat de Rosny-sous-Bois. Elle y passera 12 heures en garde à vue. Le détenu dont elle s’était occupée l’accusant d’être sa complice et de lui avoir donné une grosse somme d’argent.
Depuis notre collègue est en arrêt de travail, choquée par cet épisode.
Le samedi 7 mars 2026 dans la soirée, le commissaire de l’Hôtel de police de Rosny-sous- Bois est venu présenter ses excuses à l’équipe de nuit des urgences de Jean Verdier.
Après le « dérapage » du 8 février 2026 à l’Hôpital Avicenne où une agente de police, après avoir été pris en charge par l’équipe des urgences, a menacé une aide-soignante d’une garde à vue. C’est la deuxième fois en un moins d’un mois dans le département de Seine Saint Denis que l’on assiste à des abus de pouvoir par des personnes dépositaire de l’autorité publique.
Les personnels de ces deux services d’urgences sont souvent en relation avec les forces de l’ordre, le climat de confiance nécessaire est actuellement rompu. L’USAP CGT AP-HP exige des moyens concrets pour garantir la protection des personnels en exercice.
L’USAP CGT AP-HP n’a pas manqué d’interpeller M. Revel, Directeur Général de l’AP-HP, afin que le nécessaire soit fait pour accompagner notre collègue dans une procédure judiciaire.
L’AP-HP ainsi que la collègue ont tous les deux porté plainte.
M. Revel n’est par ailleurs toujours pas venu témoigner de sa solidarité aux personnels des urgences des hôpitaux d’Avicenne et Jean-Verdier.